À tous les employé(e)s
et bâtisseurs de la compagnie Maclaren qui, pendant plus d’un siècle,
ont si largement contribué à son succès.
To all the employees and builders
of the Maclaren Company whom, for more than a century, largely contributed
to it’s success.
Depuis plus d'un siècle, le nom de Maclaren fut
intimement lié à la région de la Vallée de
la Lièvre et à son développement économique.
La compagnie Maclaren fut une entreprise qui contribua largement au progrès
économique de la région et fit parti de notre riche histoire.
Nous avons donc décidés de vous faire connaître l’historique
de la compagnie à partir de ses tout début; d’un petit "
moulin à scie " à Buckingham en 1864, jusqu’à sa vente
en 2000. Pour une première fois, une historique complète
avec photos a été rassemblé dans un volume. Nous espèrons
que vous apprécierez ce livre autant que nous l’avons appréciés
durant son élaboration.
For more than a century, the name Maclaren has been intimately
linked with the Lièvre Valley region and its economic development.
the Maclaren Company contributed largerly to the developpement of the region
and was also part of it’s rich history. We decided to share with you it’s
history from a small sawmill in Buckingham in 1864 to it’s sale in the
year 2000. For the first time a complete history including historical pictures
has been assembled in a book. We hope you will enjoy this book as much
as we have putting it together.
Historique
La compagnie Maclaren
Une entreprise avec plus d’un siècle d’histoire...
James Maclaren, fondateur de la compagnie Maclaren, est né le 19 mars 1818 à Glasgow, en Écosse. Ses parents, David Maclaren et Elizabeth Barnet, ont eu six enfants, tous des garçons : James, l'aîné, fut suivi de John, David, Henry, William et Alexander.
Propriétaire d'une quincaillerie à Glasgow, David Maclaren (père de James, né le 11 mars 1789) aurait bien pu passer toute sa vie en Écosse. Mais le sort voulut qu'il soit nommé secrétaire-militaire du duc de Richmond, lui-même nommé gouverneur général du Canada.
David Maclaren et sa famille quittèrent donc l'Écosse au printemps de 1821 pour venir s'établir au Canada. Ils vécurent temporairement chez un certain M. Benedict, entre Bytown (Ottawa) et Aylmer, et s'installèrent ensuite à Richmond, dans le Haut-Canada (Ontario).
Après le décès du duc de Richmond, David obtint le poste d'agent de la Couronne pour le Canada sur la rivière des Outaouais. Son emploi consistait, entre autres, à percevoir les tarifs gouvernementaux des radeaux provenant de différents endroits le long de la rivière des Outaouais, en route vers Québec.
À la suite du décès de son frère Henry (fermier dans le canton de Torbolton, dans le Haut-Canada à l'ouest de Bytown), David déménagea à Torbolton et entreprit de poursuivre l'exploitation de la ferme de son frère cadet.
James et John Maclaren, partenaires
En 1840, après que ses enfants eurent tous grandi, David élut domicile à Wakefield, au Bas-Canada (Québec), à l'exception d'un de ses garçons, Henry, qui demeura sur la ferme. C'est à Wakefield que James et John devinrent partenaires et construisirent leur premier " moulin à scie ".
La maison bâtie par David à Wakefield fut éventuellement appelée " Le Manoir " (The Manor House). Plus tard, la maison fut occupée par son fils James et fut éventuellement transformée en hôpital., le Centre hospitalier Gatineau Memorial.
Alexander Maclaren, fils de James, fit don à la communauté
du cimetière Maclaren (situé sur une colline près
du " Guest House "). À cet endroit reposent David et son épouse,
plusieurs membres de la famille Maclaren et nombre de citoyens éminents,
dont l'ancien premier ministre Lester B. Pearson (décédé
en 1972), Norman Robertson (des Affaires extérieures) et Hume Wrong
et son épouse (diplomate de renom), attirés par la splendeur
de l'endroit.
Mariage de James Maclaren
Le 13 janvier 1848, James Maclaren épousa Ann Sully. Nul ne sait si la date du mariage y fut pour quelque chose, mais ils eurent 13 enfants : David, Elizabeth, John, William, James, Alexander, Louise, Colin Campbell, Thomas Henry, James Barnet, Mary Maud, Walter Campbell et Albert.
Le grand succès de la scierie de James Maclaren et de son frère John les encouragèrent à développer et à exploiter d'autres entreprises, dont un moulin à farine, un moulin à laine et une briqueterie, tous situés à Wakefield.
James Maclaren, qui s'intéressait surtout à la scierie, se chargea de l'achat du bois pour l'usine de Wakefield, et de la vente de bois à d'autres opérateurs de scieries de la vallée de l'Outaouais.
En 1853, James Maclaren et ses partenaires louèrent de Thomas Mackay une grosse scierie à l'embouchure de la rivière Rideau. Plus tard, ils achetèrent de ce dernier certaines terres et limites de bois. John Maclaren, qui occupait toujours ses fonctions à Wakefield, devint un des commanditaires de ce projet d'achat. Lorsque ses partenaires se retirèrent des affaires, James acheta leurs actions et devint par ailleurs actionnaire d'une autre scierie, d'un moulin à farine et d'un moulin à laine, tous situés à New Edinburgh et propriété de M. William McLymont.
En 1864, James Maclaren ainsi que son frère John décidèrent de développer davantage leur potentiel. Ils achetèrent, avec l'aide de trois partenaires (Joseph Merrill Currier, William McNaughton et Jacques Félix Sincennes), la scierie de Baxter Bowman sur la rive ouest de la rivière du Lièvre, à Buckingham, qui desservait la région en bois de construction.
L'année suivant l'achat de la scierie de Baxter Bowman, soit le 6 janvier 1865, un partenariat fut formé et dès lors la compagnie fut connue sous le nom de " James Maclaren and Company ". En 1872, les trois partenaires vendirent leurs actions aux deux frères Maclaren.
James à la barre
Après le décès de John Maclaren en 1875, James Maclaren acheta les actions de son frère John dans la " James Maclaren & Co. " à Buckingham; la " J. Maclaren and Co. " à Wakefield et Ottawa; " McLymont and Co. ", marchand de bois à New Edinburgh; et " Blackburn and Co. ", bourre de laine et d'étoffe à New Edinburgh. L'île Verte (" Green Island "), site actuel de l'hôtel de ville d'Ottawa, faisait partie de la transaction. Toutefois, après la Deuxième Guerre mondiale, " The James Maclaren Company Limited " vendit l'île à la ville d'Ottawa.
James Maclaren continua d'élargir ses intérêts et devint actionnaire d'entreprises de bois d'oeuvre au Vermont et au Massachusetts, de mines dans le comté de Hastings, en Ontario, de mines de sel et d'argent dans l'ouest des États-Unis, et de mines de fer dans la région de Hull.
De 1874 à 1892, James Maclaren fut le premier président de la " Bank of Ottawa ". Son expertise en affaires contribua largement au succès de cette banque qui fut achetée par la Banque de Nouvelle-Écosse en 1919. L'exploitation du bois a grandi et prospéré. Le nom " Maclaren " fit sa marque dans le commerce du bois. La compagnie a mérité des prix pour ses produits à l'exposition de Philadelphie en 1876, ainsi qu'à l'exposition internationale de Chicago en 1893.
Pour alimenter ses opérations forestières d'une façon rationnelle, la compagnie ouvrit un entrepôt de marchandises à Mont-Laurier vers 1885, dès que les premiers colons venant de Nominingue commencèrent à s'établir à Rapide de l'Orignal; ce genre de magasin général servait à l'approvisionnement des fermes, qui ont d'ailleurs donné les noms aux localités de Ferme Rouge, Ferme Wabassee, Ferme Neuve, Ferme Tapanee et Ferme Ox Bow.
Les fermiers de l'époque faisaient l'élevage du bétail qui servait à nourrir les bûcherons au cours de l'hiver, des chevaux qui servaient aux opérations forestières et cultivaient une grande partie des produits agricoles consommés par les employés de la Maclaren. Les colons continuaient à défricher la région qui devait, quelques années plus tard, devenir le terminus du chemin de fer du Canadien Pacifique.
La difficulté de voyager d'un bout à l'autre du pays fut résolue lorsque, le 7 novembre 1885, le dernier crampon fut enfoncé dans les rails du " Canadian Pacific Railway Company ". Le chemin de fer permit d'ouvrir l'Ouest canadien, ce qui ncouragea James Maclaren et James G. Ross (de Québec) à se rendre en Colombie-Britannique en 1887 pour voir de leurs yeux les sapins géants (Douglas Fir), qui atteignent jusqu'à 100 mètres de hauteur par 5 mètres de diamètre.
Ils ont dû être très impressionnés par le potentiel de cette région car ils formèrent une compagnie à statut provincial sous le nom de " Maclaren-Ross Lumber Co. " afin d'obtenir des concessions forestières et exploiter un moulin à scie, ainsi qu'une deuxième compagnie " The North Pacific Lumber Company Limited ", pour les mêmes motifs. En 1902, la North Pacific acheta les actifs de la Maclaren-Ross.
Cette opération démontrait des possibilités de succès au début. Malheureusement, en 1909, l’usine de Barnet en Colombie Britannique fut détruite par le feu. Grâce aux pouvoirs de prêts ainsi que le capital additionnel avancé par les actionnaires, l’usine pu reprendre ses activités. Toutefois, la compagnie cessa ses opérations en 1914. Les actifs de la compagnie furent liquidés, les créanciers et les actionnaires remboursés et la compagnie mise en vente. En 1920, l’usine et le solde des actifs furent vendus à " The Labelle Timber Company " qui opéra le moulin à scie.
La compagnie James Maclaren commença, vers 1885, à faire des manches de balais, de pelles et de haches à Buckingham. L'équipement nécessaire fut installé, mais la production de manches ne dura que deux ans. Il était plus profitable de produire des piquets de pin d'un pouce carré pour la fabrication de rideaux à ciseaux et des garnitures de maisons.
Décès de James Maclaren
Le 10 février 1892, à l'âge de 74 ans, James Maclaren mourut des suites de complications respiratoires. Toutes les places d'affaires à Buckingham ont fermé leurs portes drapées de noir en un dernier hommage au défunt. Plusieurs centaines de personnes des régions avoisinantes, d'Ottawa et de Buckingham, se sont déplacées pour assister aux funérailles malgré un fort mauvais temps.
Environ 150 traîneaux, ou " sleighs " comme on les appelait à l'époque, contenant chacune de six à dix personnes faisaient partie du cortège funèbre. Quand la première " sleigh " arriva au cimetière, la dernière quittait à peine la maison tant le cortège était long, et ce malgré la distance de trois milles et demi (environ 6 km) séparant les deux endroits.
Ses deux fils, David et Alexander, assurèrent la relève sous le nom de Succession de James Maclaren (" The Estate of James Maclaren "). Ils firent l'acquisition des droits de pouvoir hydraulique sur la rivière du Lièvre entre Buckingham et Masson ainsi qu'à High Falls.
En 1894, et ce pendant deux ans, les frères Maclaren exploitèrent une manufacture d'allumettes à Buckingham sous le nom de " The Maclaren Match Company Limited ".
Le 28 juin 1895, la Compagnie James Maclaren Limitée fut incorporée en vertu d'une loi spéciale du Parlement canadien par cinq fils de James : David, Alexander, John, James Barnet et Albert.
En 1899, la compagnie d'électricité " Albert Maclaren Electric Light Company " (à noter : on commence à épeler Maclaren avec un " l " minuscule) obtint le droit exclusif de fournir de l'électricité d'éclairage des citoyens et des rues de la ville de Buckingham, et ce jusqu'en 1925.
En 1901, la compagnie acheta l'actif et les intérêts de " Ross Brothers " qui possédait la scierie sur la rive est de la rivière du Lièvre, à Buckingham, ainsi que des biens immobiliers et des concessions forestières dans la région.
D'autres projets ont été tentés, tel la " Buckingham Valley Traction and Manufacturing Company ", qui avait pour but d'établir un réseau de petit train électrique - genre tramway - pour desservir les citoyens de Buckingham. Le projet proposé aurait relié tous les quartiers de la ville, y compris une ligne jusqu'au bassin de la Lièvre à Masson. Cependant, pour des raisons inconnues, ce projet fut abandonné.
En 1902, la compagnie étendit sa production dans le domaine de la pâte mécanique commerciale en érigeant sur la rive ouest de la Lièvre une usine (dont on peut encore voir les ruines en regardant à droite de la centrale Dufferin) fonctionnant à l'aide de turbines hydrauliques et produisant 60 tonnes de pâte par jour.
À ses débuts, la pâte mécanique était empilée en ballots et mise dans un contenant. Celui-ci traversait la Lièvre au moyen d'un câble aérien soutenu par deux tours, une de chaque côté de la rivière et finalement chargée dans des wagons. Cette pâte était vendue en ballots et acheminée par voie ferrée vers les différents marchés au Canada et aux États-Unis.
La voie ferrée du C.P. avait un embranchement qui descendait où se trouve aujourd'hui la rue Lorrain à Buckingham, jusqu'à la cour de la compagnie Maclaren. Par la suite, la capacité de cette usine fut portée à 90 tonnes en 1912 afin de répondre à la demande toujours croissante. En 1929, prévoyant la construction d'une usine de papier journal à Masson, la compagnie augmenta sa capacité à 300 tonnes par jour. Avec la grande dépression de 1929, les retombées sont faibles jusqu'en 1933, mais l'expansion de la compagnie procure tout de même de l'emploi à la population.
En 1906, un groupe d'organisateurs syndicaux se sont rendus à Buckingham pour tenter de syndiquer les employés des usines Maclaren. Ne pouvant en arriver à une entente convenable pour tous, la compagnie embaucha des non-sympathisants à la cause syndicale pour continuer le flottage du bois qui s'était dangereusement accumulé, ce qui engendra, le 8 octobre 1906, un affrontement au cours duquel deux sympathisants syndicaux et un détective engagé par la Maclaren trouvèrent la mort. De cette confrontation résulta un froid qui dura même après la reprise des activités. Le syndicat fit son apparition à la Maclaren en 1943 et ce, sans incident majeur.
En 1928, il a été décidé de diversifier et de développer substantiellement les exploitations de la compagnie; en construisant une usine de pâte bisulfite et de papier journal à Masson (située à 3 milles - 5 km - au sud de Buckingham à l'embouchure de la Lièvre), en développant le pouvoir hydroélectrique de la Lièvre à High Falls, et en érigeant des centrales hydroélectriques à Masson.
Effectivement, en 1930, la nouvelle usine de papier journal s'élevait à Masson ainsi que le siège social, et c'est l'usine de pâte mécanique de Buckingham qui lui fournissait la pâte dont elle avait besoin, au moyen d'un tuyau fonctionnant par gravité et par pompe et s'étendant sur une distance de 5 kilomètres (3 milles). Tout au long du tuyau courait une glissoire à bois transportant les billes de 4 pieds (environ 120 cm) de longueur destinées à l'usine de bisulfite.
Entre 1928 et 1930, la compagnie Maclaren érigea un nouveau barrage et une centrale hydroélectrique de 120 000 chevaux-vapeur (CV) à High Falls, à environ 25 milles (40 km) au nord de Buckingham.
En même temps, la compagnie érigea un barrage aux Chutes Rhéaume entre Buckingham et Masson qui alimentait, par un tuyau souterrain, la centrale hydroélectrique située à Masson. En 1942, elle aménagea un autre réservoir sur la rivière Mitchinamekus à 165 milles (260 km) au nord de Buckingham puis, en 1954, un troisième barrage à 140 milles (225 km) au nord de Buckingham, à la tête de la rivière Kiamika.
En 1957, Maclaren érigea la centrale hydroélectrique des chutes Dufferin, d'une capacité de 50 000 CV, pour alimenter une nouvelle usine de pâte mécanique à Masson ainsi qu'une usine de tronçonnage à Poupore, à 10 milles (15 km) au nord de Buckingham. Ce nouveau complexe remplaçait avantageusement les vieilles usines de Buckingham et centralisait toutes les activités de fabrication de papier à Masson.
Des négociations en 1964 menèrent à l'achat des installations de Thurso de la compagnie Singer. Cette entreprise produisait à tous les jours 300 tonnes de pâte kraft de bois de feuillu blanchi, et exploitait en outre une usine de meubles, une scierie de bois franc et un chemin de fer de 57 milles (90 km). Elle avait également des propriétés considérables et des concessions forestières du gouvernement couvrant quelque 675 milles carrés (plus de 1 000 km carrés).
L'année 1926 avait marqué, pour la Singer, la mise en exploitation de la scierie à laquelle vint s'ajouter, en 1940, une usine de fabrication de placage pour les hélices d'avion et les meubles de machine à coudre. En 1956, la compagnie Singer érigea une usine de pâte kraft à Thurso. En 1960 débuta la production d'une variété de meubles à laquelle s'ajouta peu après, en 1962, le doweloc (parquet de bois franc) pour les wagons de chemins de fer.
Expansion
La fin des années soixante et au début des années soixante-dix, Maclaren acheta quatre petites scieries (Quebec Hardwood Ltd. situé à Deux-Rivières, Buckingham Lumber Company situé à Buckingham, Canadian Hardwood Ltd. situé à Casselman et la scierie Allaire de Notre-Dame-du-Laus). En 1974, elle fit l'acquisition de 50% de l'actif de Sogefor Limitée, une usine de panneaux de particules située au Lac-des-Îles. En 1982 Maclaren acheta l'autre 50 % des actions de la Société Générale de Financement. En 1983, elle se porte acquéreur également de la scierie et des usines de parquet et de placage à Maniwaki.
En 1981, l'usine de bisulfite de la division de papier journal de Masson fit l'objet d'un important projet de modernisation se chiffrant à près de 30 millions de dollars. Ce projet faisait passer de 50% à 85% le taux de rendement de la fibre utilisée, permettant ainsi un système à très haut rendement.
En 1983, l'usine de pâte kraft de Thurso fit l'objet d'un projet d'investissement de 61 millions de dollars. L'objectif premier de ce projet comprenait entre autres l'installation d'une nouvelle chaudière de récupération et d'un précipitateur, tout en se conformant aux normes environnementales.
En 1985, l'usine de Masson fit l'acquisition d'une nouvelle machine à papier journal à double toile, d'une largeur nette de 330 pouces (840 cm) fabriquée par Beloit. Ce projet, qui nécessita un investissement de 141 millions de dollars, permit de remplacer deux machines existantes datant des années 1930. De plus, la nouvelle machine possède le potentiel d'accroître la production, suite aux modifications aux procédés de pâte. La feuille produite par la nouvelle machine permit non seulement la survie de l'usine, mais assura à Maclaren une position très concurrentielle sur les marchés du papier journal.
L'année 1988 a vue plusieurs projets se réaliser pour l'entreprise. Tout d'abord, mentionnons un investissement de 175 millions $ à l'usine de pâte kraft à Thurso. Cet investissement permet d'augmenter la production, la faisant passer de 360 tonnes par jour à 580 tonnes.
Un autre investissement de l'ordre de 7 millions $ a été réalisé à l'usine de papier journal à Masson, pour l'installation d'un clarificateur et d'un système d'épaississage et de manutention des boues. Ce projet avait pour but de réduire les pertes de matières en suspension et de se conformer aux normes gouvernementales.Toujours en 1988, le projet de modification à l'usine de Masson, au coût de 27 millions $, visa l'accroissement de la capacité de production, la faisant passé de 180 000 à 209 000 tonnes par année.
Au cours des années 1990, l'on peut vraiment dire que Maclaren a mis ses budgets d'immobilisations à l'heure de l'environnement. L'entreprise a d'abord commencer à utiliser, en 1993, de la pâte recyclée dans la production du papier journal. Présentement, Maclaren utilise en moyenne de 15 à 23% de papier journal recyclé à l'usine de Masson.
En 1994, Maclaren a annoncé l'investissement d'une somme de 70 millions $ pour construire deux usines de traitement secondaire des effluents, à Thurso et à Masson.
L'année 1994 aura également vu la fin d'une époque avec l'abandon du flottage sur la rivière du Lièvre, la fin des opérations de coupe forestière et la fermeture des installations d'écorçage à Poupore. Afin de modifier son mode d'approvisionnement Maclaren investit près de 4 millions $ dans la transformation et l'entreposage des billes à l'usine de papier journal.
En 1994, Maclaren a aussi mis en branle un projet majeur de modernisation de la cour à bois à l'usine de pâte kraft, à Thurso, au coût de 44 millions $. Grâce à ces nouvelles installations, un meilleur contrôle des essences de bois permettra d'assurer une pâte de qualité supérieure.
Enfin, soucieuses de réduire l'impact de ses activités
sur l'environnement, Maclaren a conclu en 1995 une entente avec Les
Composts Québec Outaouais pour assurer le compostage des 100
tonnes de boues primaires et secondaires produites chaque jour à
l'usine de papier journal de Masson.
LA COMPAGNIE MACLAREN
" La pâte mécanique était acheminée de Buckingham à l 'usine de Masson par un tuyau situé dans un axe nord-sud entre la rue Georges et la rivière. Les billes de quatre pieds pour l'usine de pâte chimique étaient dirigées par flottage dans une glissoire à billes qui reliait Buckingham à l'usine de Masson. Ces deux installations s'allongeaient sur une distance de trois milles. "
Annonce d'un investissement de 44 millions $ pour la modernisation de la cour à bois de l'usine de pâte kraft de Thurso permettant ainsi la production d'une pâte de qualité supérieure.
Le groupe Normick-Perron, jusqu'alors sous la direction de Maclaren, relèvera dorénavant de Norbord, une autre division de Foresterie Noranda.
Maclaren
" PHOTOS HISTORIQUES"
Usines de Buckingham, Masson,Thurso.
Division forestière et
énergie.
Historical Pictures
Buckingham, Masson and Thurso Mills.
Forestry and energy division.
Environ 1860
Une des plus vieilles photos existantes de Buckingham et du " moulin à scie " de Baxter Bowman, construit en 1837 et vendu à James Maclaren et son frère John en 1864 par George E. Eaton, exécuteur testamentaire de Bowman.
Circa 1860
One of the oldest existing photographs of Buckingham in the 19th
century, showing Baxter Bowman's sawmill. Built in 1837, it was sold to
James MacLaren and his brother John in 1864 by George E. Eaton, executor
of Bowman's estate.
1900
Le "moulin à scie" Maclaren de la rive ouest de la Lièvre,
à Buckingham, au début des années 1900. Cet édifice
remplaça le premier moulin à scie de Buckingham, construit
en 1824 par Baxter Bowman et acheté en 1864 par James Maclaren et
son frère John.
1900
The MacLaren sawmill on the western shore of the Lièvre River, in Buckingham, in the early 1900s. The building replaced Buckingham's first sawmill, built in 1824 by Baxter Bowman and purchased by James MacLaren and his brother John in 1864.
1900
La construction, au début des années 1900, du "moulin
à bardeaux" de la compagnie Maclaren situé sur la rive est
de la Lièvre, à côté du cimetière catholique
de Buckingham. On y produisait des bardeaux de cèdre pour les toitures.
1900
Construction of Maclaren's shingle plant in the early 1900s. Located
on the eastern shore of the Lièvre River, adjacent to Buckingham's
Roman Catholic cemetary, the plant produced cedar shingles for roofing.
1900
Les employés du "moulin à scie" Maclaren, du côté
est de la rivière du Lièvre au début du siècle.
Leur travail consistait à couper les billots en planches et les
acheminer par glissoire à bois pour être triées selon
la longueur et l'épaisseur, puis empilées sur le terrain
de la compagnie en attendant d'être expédiées aux différents
marchés.
1900
Maclaren employees at the east shore sawmill, in Buckingham. Their
job was to cut logs into boards. A sluice would then carry the boards to
a sorting area, where they were stacked according to length and thickness.
From there, the boards would be shipped to various markets.
1900
La glissoire à bois du "moulin à scie" Maclaren, du
côté ouest de la Lièvre, à Buckingham. On y
voit les planches en route vers le site d'entreposage.
1900
The sluice at Maclaren's sawmill in Buckingham, on the west side
of the Lièvre River, on which boards slid down to the wood yard.
1901
La construction de l'usine de pâte mécanique de la compagnie
Maclaren à Buckingham. Les gros tuyaux souterrains d'un diamètre
d'environ 20 pieds (6 mètres), permettaient l'acheminement de l'eau
vers les turbines qui broyaient le bois en une pâte fibreuse.
1901
Construction of Maclaren's mechanical pulp mill in Buckingham. Large
underground ducts, 20 feet in diameter (6 meters), led to turbines that
ground wood into fibrous pulp.
1901
Des employés de la compagnie Maclaren, à Buckingham.
À l'arrière-plan se dresse l'ancien pont couvert construit
en 1866 et remplacé en 1939 par une structure de béton.
1901
Maclaren employees, pictured here in Buckingham. In the background
is the old covered bridge, built in 1866 and replaced by a steel and concrete
structure in 1939.
1910
Le "moulin à scie" du côté est de la rivière
du Lièvre, vers 1910. Construit en 1830 par Lévis Bigelow,
vendu au fil des ans à Thomson Bros., Lemoyne, Gibb & Co., à
MacPherson Lemoyne, aux Ross Brothers et finalement, en 1901, à
la compagnie Maclaren. Ce moulin, détruit par le feu en 1895 et
rebâti à neuf, a servi jusqu'en 1932.
1910
The sawmill on the east side of the Lièvre River, circa 1910.
Built in 1830 by Lévis Bigelow, and sold in turn to Thompson Bros.,
Lemoyne, Gibb & Co., MacPherson Lemoyne, to the Ross brothers and finally,
in 1901, to Maclaren. The mill was destroyed by fire in 1895 and rebuilt.
It remained in operation until 1932.
1915
L'intérieur du "moulin à scie" Maclaren situé
du côté est de la rivière du Lièvre, à
Buckingham, où se trouve présentement la centrale Dufferin
et le terrain de la compagnie Maclaren. Sur la photo, on aperçoit
Eucher Bertrand (à gauche), Napoléon Joyce (au centre) et
M. Vermette (à droite). Napoléon Joyce accumula 56 ans de
service à la compagnie Maclaren! Il a commencé à travailler
dans les chantiers à l'âge de 12 ans comme aide-cuisinier
pour son père. Plus tard, il travailla dans le "moulin à
lattes", le "moulin à bardeaux", le "moulin à scie", l'usine
de pâte mécanique et finalement à l'usine de papier
journal à Masson, comme mécanicien-ajusteur. Il prit sa retraite
à l'âge de 68 ans en 1950.
1915
Inside the Maclaren sawmill on the east shore of the Lièvre
River, in Buckingham. In its place, today, the Dufferin power station and
the Maclaren grounds. Pictured, from left to right, are Eucher Bertrand,
Napoléon Joyce and M. Vermette. Napoléon Joyce worked 56
years for Maclaren industries. He started at the age of 12 as kitchen helper
to his father, in a timber camp. Later, he worked in the batten mill, the
shingle plant, the sawmill, the mechanical pulp mill and finally at the
newsprint mill in Masson as a millwright. He retired in 1950, at the age
of 68.
1928-1929
Une vue globale du chantier de construction et des fondations de
l'usine à Masson, vers 1928-1929.
1928-1929
The Masson newsprint mill construction site, with foundations already
laid, in 1928-29.
1929
Les employés de la "Foundation Company" à l'oeuvre,
lors des travaux de construction de l'usine de papier journal à
Masson, vers 1929.
1929
Foundation Company employees on the job at the newsprint mill construction
site, in Masson, circa 1929.
1929
Une vue de la voie ferrée servant au transport de matériaux
durant la construction de l'usine de papier journal, à Masson, vers
1929, ainsi qu'au transport de produits chimiques pour la Maclaren.
1929
A view of the railroad used to carry building materials during construction
of the newsprint mill in Masson, circa 1929, and for transportation of
chemical products to Maclaren installations.
1930
La fin de la construction de l'usine Maclaren à Masson vers
1930. À la droite se dresse le vieux pont couvert et à l'arrière-plan
le vieux moulin à farine et de laine, mieux connu sous le nom de
"Wilson's Flour and Woolen Mills" ainsi que des résidences, disparues
depuis.
1930
The newsprint mill, at time of completion in 1930. At its right,
the old covered bridge and in the background, Wilson's Flour and Woolen
Mills, and several houses, now demolished.
1950-1960
Vue aérienne de Masson aux années 1950, montrant les
installations de la division d'énergie Maclaren à Masson
avec ses deux réservoirs. À l'arrière-plan, les anciens
trains servant au transport des voyageurs et de la marchandise.
1950-1960
Aerial view, taken in the fifties, of the Energy Division installations
and the two surge tanks, in Masson. In the background, trains used to carry
freight and passengers.
1957
La salle de chaudières et de récupération ("power
and recovery room") de la cour à bois de la Thurso Pulp and Paper,
construite en 1957 par la compagnie Singer et vendue à la Maclaren
en 1964.
1957
Thurso Pulp and Paper's power and recovery room (seen from the wood
yard), built in 1957 by Singer and sold to Maclaren in 1964.
1957
Un chargeur ("loader") de la Thurso Pulp and Paper déchargeant
un train, à l'arrière. Le bois devait servir à la
fabrication de la pâte kraft.
1957
A Thurso Pulp loader unloading a train behind the mill. The wood
was used in the pulp-making process.
1957
La salle de récupération, vue de la cour à bois
("Recovery building from woodroom"), à la Thurso Pulp and Paper.
1957
Thurso Pulp and Paper's recovery building, seen from the woodroom.
1957
L'empilage du bois de la salle des lessiveurs ("Digester Building") à la Thurso Pulp and Paper.
1957
Stacks of wood ready for the digester building, at the Thurso pulp
mill.
1940
Le transport du bois dans la région du lac Long et du lac
Ernest par la locomotive numéro 9 du "Thurso and Nation Valley Railway".
1940
Thurso and Nation Valley Railway's Engine number 9 carried wood in
and out of the Long Lake region.
1927
Cette photo de 1927 montre la locomotive construite par la "Montreal
Locomotive Works Ltd." pour le "Thurso and Nation Valley Railway". Dotée
d'un pouvoir de traction de 24 100 livres, elle était alimentée
grâce à un wagon d'approvisionnement d'une capacité
de 6 tonnes de charbon et une chambre à chaudière ("boiler")
d'une capacité de 4 000 gallons d'eau.
1927
This engine, built by Montreal Locomotive Works Ltd for the Thurso
and Nation Valley Railway, could pull 24,100 pounds. It was fired from
a supply car carrying 6 tons of coal and had a 4,000 gallon boiler.
1929
Des employés de la "Thurso and Nation Valley Railway" devant
l'ancienne locomotive à vapeur, en 1929. De gauche à droite
: Damien Lafleur, Joe Blais, Pierre Blais, et trois autres employés
non identifiés. L'opérateur est Parker Smith.
1929
Thurso and Nation Valley Railwayy employees in front of a steam locomotive
in 1929. From left to right, Damien Lafleur, Joe Blais, Pierre Blais and
three unidentified employees. The engineer is Parker Smith.
1935-1940
Le transport du bois entre 1935 et 1940 par la locomotive numéro
2 du "Thurso and Nation Valley Railway", qui appartenait à l'époque
à la compagnie Singer, de Thurso et fut plus tard achetée
par la compagnie Maclaren.
1935-1940
Between 1935 and 1940, Thurso and Nation Valley Railway's Engine
number 2 was used by the Singer company for transportation of wood. It
was later bought by Maclaren.
1900
L'évidence du grand potentiel du pouvoir hydroélectrique
des chutes High Falls, d'une hauteur de 123 pieds (à droite sur
la photo), au début des années 1900. Au centre, l'ancienne
glissoire à bois qui facilitait le transport des billes, des chantiers
Maclaren de Haute-Lièvre jusqu'à l'usine de Buckingham.
1900
The great potential for hydroelectric power was easy to see at High
Falls (123 feet in height) in the early 1900s. The old sluice (center)
was used to slide logs from the Upper Lièvre camps to the Maclaren
mills.
1940-1950
Une vue splendide des chutes Dufferin, prise entre 1940 et 1950,
ainsi que de l'usine de pâte mécanique Maclaren à Buckingham,
qui fut exploitée jusqu'à l'automne 1959.
1940-1950
A spendid view of Dufferin Falls in the 1940s and the mechanical
pulp mill, in Buckingham. Mill operations ended in 1959.
1950
Une vue aérienne, captée dans les années 1950, du barrage de High Falls, construit en 1929-1930. À l'arrière plan, on peut constater l'ampleur du flottage sur la rivière du Lièvre.
1950
Aerial view, in the 1950s of the High Falls dam, built in 1929-30.
One can readily see the importance of floating on the Lièvre River,
as logs accumulate behind the dam.
1950
Une vue aérienne du barrage Rhéaume vers les années
1950. Ce barrage, situé sur la rivière du Lièvre entre
Buckingham et Masson, a été construit en 1929-1930.
1950
Aerial view of the Rhéaume dam, taken in the fifties. Located
on the Lièvre River between Buckingham and Masson, the structure
was built in 1929-1930.
1957
Construction de la centrale hydroélectrique Dufferin à
Buckingham, le 12 juillet 1957, d'où une partie de la rivière
fut détournée vers la rive est pour augmenter le débit
d'eau alimentant le barrage. Cette canalisation nécessita l'excavation
par dynamitage et creusage de plusieurs milles de tonnes métriques
de terre et de pierre sur l'ancien site du moulin à scie Maclaren,
dont les ruines subsistaient toujours à l'époque.
1957
Construction of the Dufferin power station in Buckingham, as seen
on July 12, 1957. The river was diverted toward the eastern shore to increase
flow to the power station. To succeed, dynamite was used to excavate thousands
of metric tons of earth and rock on the site of the old Maclaren sawmill,
the remains of which were still visible then.
1960
Une vue aérienne de la centrale et du barrage Dufferin à
Buckingham. Ces chutes furent baptisées Dufferin par le marquis
Dufferin, alors gouverneur général du Canada. Lors de sa
visite de l'endroit en 1876, il fut tellement émerveillé
par la splendeur et la puissance des chutes qu'il leur donna son nom.
1960
Bird's-eye view of the Dufferin dam and power station in Buckingham.
The falls were named after Lord Dufferin, a former Governor General of
Canada. When he visited the site in 1876, Dufferin was so awed by the power
and splendor of the falls that he gave them his family name.
1900
Des bûcherons d'un des chantiers Maclaren au début des années 1900 posant sur leur voyage de billots, fiers de leurs accomplissements.
1900
Proud Maclaren loggers in the early 1900's, striking a pose on a
pile of logs.
1900
Cette photo prise au début des années 1900 montre le forgeron (à gauche) d'un des chantiers Maclaren.
1900
This picture taken in the 1900's features a blacksmith (left) at
one of Maclaren's timber camps.
1930-1935
Un repas dans les chantiers Maclaren vers les années 1930-1935.
Malgré le manque de variété du menu, la nourriture
était abondante et les hommes rassasiés. Le silence était
de rigueur, une règle d'or imposée à tous par le cuisinier.
"Malheur à celui qui enfreignait le règlement!"
1930-1935
A hearty meal for Maclaren lumberjacks during the thirties. Abundance
made up for lack of variety and everyone had his fill. Silence was mandatory,
a golden rule strictly enforced by an unyielding cook.
1
1930-1935
M. John Laluck, cuisinier d'un des chantiers Maclaren vers 1930-1935.
Venu de l'Ukraine et parlant l'anglais avec un accent prononcé,
il travailla toute sa vie aux chantiers Maclaren. Après sa retraite,
on a souvent pu l'apercevoir dans sa cuisine d'été sise à
l'arrière de sa résidence, rue Maclaren Est, en train de
faire cuire des tartes aux pommes (avec la cueillette de ses pommiers)
et des légumes frais de son jardin.
1930-1935
John Laluck, a cook in one of Maclaren's timber camps in the 1930s.
Born in the Ukraine, he spoke English with a heavy accent. After working
most of his life for Maclaren, he retired to his home on Maclaren Street
East, where passers-by would often see him in his summer kitchen baking
apple pies (with apples from his own trees) and cooking fresh vegetables
from his garden.
1930-1935
Un des employés de chantier Maclaren vers 1930-1935 profitant
du temps doux, un dimanche après-midi, pour faire son lavage. Les
vêtements devaient tremper dans de l'eau bouillante salée
au gros sel pour tuer les poux.
1930-1935
A logger at one of Maclaren's timber camps around 1930-1935, taking
advantage of a mild Sunday afternoon to do his washing. Clothes had to
be boiled in coarse salt water to rid them of lice.
1930-1935
L'intérieur du camp d'un des chantiers Maclaren vers 1930-1935.
Les hommes s'y couchaient habillés et se réveillaient souvent
le matin la moustache et la barbe gelées.
1930--1935
Inside a Maclaren timber camp in the thirties. Men would go to bed
fully dressed and often wake up with ice on their mustaches and beards.
1930-1935
Les billes devaient être "skiddées", c'est-à-dire
chargées sur des traîneaux et tirées par des chevaux
jusqu'à la rivière du Lièvre, d'où elles étaient
déchargées sur la rivière à surface gelée,
attendant là la fonte du printemps pour poursuivre par flottage
leur route vers l'usine Maclaren à Buckingham.
1930-1935
Logs were skidded on horse-drawn sleds to the Lièvre River
and unloaded on the frozen ice surface during winter. Spring thaw would
send them floating on their way to the Maclaren mill in Buckingham.
1900
Le flottage du bois sur la Lièvre au début du siècle,
avec deux draveurs au travail. À l'arrière-plan, on peut
apercevoir les chutes Upper Falls. À la gauche des chutes se trouve
la compagnie E.R.C.O. À leur droite une glissoire à bois.
1900
Two men working on a log drive in the early 1900s. In the back, the
Upper Falls. To the left of the falls, the E.R.C.O. installations; to their
right, a wood sluice.
1930-1935
Un draveur vers 1930-1935 brisant un enchevêtrement de billes
sur la Lièvre. Il devait être fort et habile tout en restant
agile et alerte pour éviter les blessures et la noyade. En dernier
recours, lorsque les billes ne pouvaient être défaites, on
avait recours à la dynamite.
1930-1935
Breaking up a log jam, circa 1930-35. Men had to be strong, agile
and very alert to avoid injury or drowning. As a last resort, if nothing
else worked, dynamite would be used to break up log jams.
Les présidents
et les
Chefs de direction
and
Chief Executive Officers
JAMES MACLAREN
FONDATEUR ET PRÉSIDENT
JAMES MACLAREN CO.
1864-1892
ALEXANDER MACLAREN
PRÉSIDENT
JAMES MACLAREN CO. LTD
1892-1900
ALBERT MACLAREN
PRÉSIDENT
JAMES MACLAREN CO LTD ET MACLAREN POWER AND PAPER COMPANY
1900-1940
R.M. KENNY
PRÉSIDENT
JAMES MACLAREN CO LTD
1940-1945
C.H. MACLAREN
PRÉSIDENT
MACLAREN POWER AND PAPER COMPANY
1940-1957
A. BARNETT MACLAREN
PRÉSIDENT
MACLAREN POWER AND PAPER COMPANY
1957-1970
J.W.THOMSON
PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION
MACLAREN POWER AND PAPER COMPANY
1970-1972
J.S. HERMON
PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION
MACLAREN POWER AND PAPER COMPANY
1972-1979
R.T. KENNY
PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION
INDUSTRIES JAMES MACLAREN INC.
1979-1986
B.W LITTLE
PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION
INDUSTRIES JAMES MACLAREN INC.
1986-1996
MARC R. DAOUST
PRÉSIDENT ET CHEF DE LA DIRECTION
INDUSTRIES JAMES MACLAREN INC.
1996 - 2000
History
The Maclaren Company
A company with more than a century of history...
James Maclaren, founder of the Maclaren Company, was born on March 19th, 1818 in Glasgow, Scotland. His parents, David Maclaren and Elizabeth Barnet, had six children, all boys: James, the eldest, was followed by John, David, Henry, William and Alexander.
The owner of a hardware store in Glasgow, David Maclaren (father of James, born on March 11th, 1789) might well have spent his entire life in Scotland. But fate dictated that he be appointed military secretary to the Duke of Richmond, who himself had been appointed Governor General of Canada.
So David Maclaren and his family left Scotland in the spring of 1821 to come and settle in Canada. For a time they lived with a Mr. Benedict, between Bytown (Ottawa) and Aylmer, and then settled in Richmond, in Upper Canada (Ontario).
After the death of the Duke of Richmond, David obtained the position of Crown Agent for Canada on the Ottawa River. His job consisted, among other things, of collecting government tariffs from the rafts coming from different locations along the Ottawa River, en route to Québec city.
Following the death of his brother Henry (A farmer in the township of Torbolton, in Upper Canada, west of Bytown), David moved to Torbolton and continued to operate his younger brother's farm.
James and John Maclaren, Partners
In 1840, after his children had all grown, David settled in Wakefield, in Lower Canada (Québec), except for one of the boys, who remained on the farm. It was in Wakefield that James and John became partners, and built their first sawmill.
For his family, David built a house which was eventually called The Manor House, as well as a Guest House at the Pêche Creek dam. Later, the house was occupied by his son James and was eventually converted into a hospital. The Gatineau Memorial Hospital still stands on that site in 1997.
Alexander Maclaren, son of James, donated the Maclaren cemetery (which
was situated on a hill near the Guest House) to the community. The cemetery
contains the graves of David and his wife, several members of the Maclaren
family and a number of prominent citizens, including former prime minister
Lester B. Pearson (who died in 1972), Norman Robertson (of External Affairs)
and Hume Wrong and his wife (renowned diplomat), all attracted by the splendor
of the site.
Marriage of James Maclaren
On January 13th, 1848, James Maclaren married Ann Sully. No one knows if the date had anything to do with it, but they were to have 13 children: David, Elizabeth, John, William, James, Alexander, Louise, Colin Campbell, Thomas Henry, James Barnet, Mary Maud, Walter Campbell, and Albert.
The great success of the sawmill built by James Maclaren and his brother John encouraged them to develop and operate other enterprises, including a flour mill, a wool mill and a brick factory, all situated in Wakefield.
James Maclaren, who was mainly interested in the sawmill, took responsibility for the purchase of wood for the Wakefield plant, and the sale of wood to other Ottawa Valley sawmill operators.
In 1853, James Maclaren and his partners rented, from Thomas Mackay, a large sawmill at the mouth of the Rideau River. Later, they purchased from Mackay certain lands and timber limits. John Maclaren, who was still performing his duties in Wakefield, became one of the silent partners of this purchasing project. When his partners retired from business, James purchased their shares. He also became a shareholder in another sawmill, a flour mill and a wool mill, all situated in New Edinburgh and owned by Mr. William McLymont.
In 1864, James Maclaren and his brother John decided to develop their potential further. They purchased, with the help of three partners (Joseph Merril Currier, William McNaughton and Jacques Félix Sincennes), Baxter Bowman's sawmill on the west bank of the Lièvre River, in Buckingham, which supplied the region's lumber needs.
The year following the purchase of Baxter Bowman's sawmill, on January 6th, 1865, a partnership was formed. Henceforth, the company was to be known as "James Maclaren and Company". In 1872, three of the partners sold their shares to the two Maclaren’s.
James at the Helm
After John Maclaren's death in 1875, James Maclaren purchased his brother's shares in James Maclaren & Co. in Buckingham; J. Maclaren and Co. in Wakefield and Ottawa; McLymont and Co., lumber dealer in New Edinburgh; and Blackburn and Co., wool flock and cloth dealer in New Edinburgh. Green Island, the present site of Ottawa's City Hall, was part of the transaction. However, after World War II, The James Maclaren Company Limited sold the island to the City of Ottawa.
James Maclaren continued to expand his interests and became a shareholder in timber companies in Vermont and Massachusetts, mines in Hastings County, Ontario, salt and silver mines in the western United States, and iron mines in the Hull area.
From 1874 to 1892, James Maclaren was the first president of the Bank of Ottawa. His business expertise contributed in large measure to the success of that bank, which was purchased by the Bank of Nova Scotia in 1919.
The lumber operation grew and prospered. The name "Maclaren" made its mark in the lumber trade. The Company won prizes for its products at the Philadelphia Exhibition in 1876, and at the Chicago World's Fair in 1893.
To supply its forestry operations in a rational manner, the Company opened a merchandise warehouse in Mont-Laurier around 1885, as soon as the first colonists from Nominingue began to settle at Rapide de l'Orignal; this type of general store was used to supply the farms, which gave their names to the localities of Ferme Rouge, Ferme Wabassee, Ferme Neuve, Ferme Tapanee and Ferme Ox Bow.
The farmers raised the livestock used to feed the lumberjacks during the winter, raised the horses used in the forestry operations, and grew a large portion of the farm products consumed by the Maclaren employees. In return, the Company supplied the settlers. The latter continued, despite many difficulties, to clear the land in the area which was to become, a few years later, the terminus of the Canadian Pacific Railway.
The difficulty of traveling from one end of the country to the other was resolved when, on November 7, 1885, the last spike was driven into the rails of the Canadian Pacific Railway Company. The railroad opened up the Canadian West, which encouraged James Maclaren and James G. Ross (of Québec) to visit British Columbia in 1887 to see, with their own eyes, the giant Douglas fir trees which reached up to 100 meters in height by 5 meters in diameter.
They must have been very impressed with the region's potential, for they formed a Company with provincial status under the name Maclaren-Ross Lumber Co., in order to obtain timber concessions and operate a sawmill, as well as a second Company called The North Pacific Lumber Company Limited, for the same purposes. In 1902, the North Pacific purchased the assets of Maclaren-Ross.
This operation showed potential for success at the outset. Unfortunately, in 1909, the Barnett plant in British Columbia was destroyed by fire. Through lending powers and the additional capital advanced by its shareholders, the plant was able to resume operations. However, the Company had to cease operations early in 1914. The company's assets were liquidated, the creditors and shareholders were reimbursed, and the Company was put up for sale. In 1920, the plant and the balance of the assets were sold to The Labelle Timber Company, which operated the sawmill.
Around 1885, the James Maclaren Company began to manufacture handles for brooms, shovels and axes in Buckingham. The necessary equipment was installed, but the production of handles lasted only two years. It was more profitable to produce 1 square inch pine stakes for the manufacture of scissor curtains and house fixtures.
Death of James Maclaren
On February 10, 1892, at the age of 74, James Maclaren succumbed to the after-effects of respiratory complications. All places of business in Buckingham closed their doors and draped them in black in a final tribute to the deceased. Several hundred people from the surrounding regions, Ottawa and Buckingham, traveled to attend the funeral, despite extremely bad weather.
Approximately 150 sleighs, each containing six to ten people, formed the funeral procession. The procession was so long that, when the first sleigh arrived at the cemetery, the last sleigh had barely left the house, even though the distance between the two places was three and a half miles (roughly 6 km).
His two sons, David and Alexander, took over the Company under the name of The Estate of James Maclaren. They acquired the water power rights on the Lièvre River between Buckingham and Masson and at High Falls.
In 1894, and for two years thereafter, the Maclaren brothers operated a match factory at Buckingham under the name The Maclaren Match Company Limited.
On June 28, 1895, The James Maclaren Company Limited was incorporated under a special Act of the Canadian Parliament by five of James' sons: David, Alexander, John, James Barnet and Albert.
In 1899, the power Company The Albert Maclaren Electric Light Company (Note: the family had begun to spell Maclaren with a small "l") obtained the exclusive right to supply lighting power for the citizens and streets of the Town of Buckingham. They continued to do so until 1925.
In 1901, the Company purchased the assets and interests of the Ross Brothers company, which owned the sawmill on the east bank of the Lièvre River, in Buckingham, as well as property and timber concessions in the area.
Other projects were attempted, such as the Buckingham Valley Traction and Manufacturing Company, whose purpose was to create a small electric train system - of the streetcar type - to serve the citizens of Buckingham. The project would have connected all parts of the town, including a line all the way to the Lièvre River basin at Masson. However, for unknown reasons, the project was abandoned.
In 1902, the Company expanded its production in the field of commercial mechanical pulp by building a mill on the west bank of the Lièvre (the ruins can still be seen to the right of the Dufferin power station). The mill operated by means of hydraulic turbines and produced 60 tons of pulp per day.
In the beginning, the mechanical pulp was stacked in bundles and placed in a container. The containers crossed the Lièvre by means of an aerial cable supported by two towers, one on each side of the river, and was finally loaded onto rail cars. The pulp was sold in bundles and carried by rail to the different markets in Canada and the United States.
The CP railway had a branch line which followed the course of what is now Lorrain Street in Buckingham, as far as the Maclaren Company yard. Later, in 1912, the mill's capacity was increased to 90 tons to meet an ever growing demand. In 1929, in anticipation of the construction of a newsprint mill in Masson, the Company increased its capacity to 300 tons per day. With the Great Depression of 1929, the benefits were slight until 1933; even so, the expansion of the Company provided employment for the local population.
In 1906, a group of union organizers went to Buckingham to try to unionize the employees of the Maclaren plants. Being unable to reach an agreement acceptable to all parties, the Company hired non-union-sympathizers to continue the run of the logs which had accumulated to a dangerous level. This action resulted, on October 8, 1906, in a confrontation during which two union sympathizers and a detective hired by Maclaren were killed. The confrontation created bad relations which continued even after the resumption of operations. The union did not appear again at Maclaren until 1943, this time without major incident.
In 1928, it was decided to diversify and substantially develop the company's operations, by building a sulfite pulp and newsprint mill at Masson (located 3 miles - 5 km - south of Buckingham at the mouth of the Lièvre), by developing the Lièvre's hydro power at High Falls, and by building hydroelectric power plants at Masson.
In fact, in 1930, the new newsprint mill and the head office were built in Masson, and the Buckingham mechanical pulp mill supplied the newsprint mill with the pulp it required, by means of a pipe 5 kilometers long (3 miles) operating by gravity and by pump. Alongside the pipe ran a flume which transported logs 4 feet (approximately 120 cm) long destined for the sulfite mill.
In the years 1928 to 1930, the Maclaren Company built a new dam and a 120,000 horsepower (HP) hydroelectric power station at High Falls, approximately 25 miles (40 km) north of Buckingham. At the same time, it build another dam at " Chutes Rhéaume " between Buckingham and Masson which fed, by means of an underground pipe, the hydroelectric power station in Masson. In 1942, it developed another reservoir on the Mitchinamekus River, 165 miles (260 km) north of Buckingham, then, in 1954, a third dam 140 miles (225 km) north of Buckingham, at the head waters of the Kiamika River.
In 1957, Maclaren built the Dufferin Falls hydroelectric power station, with a capacity of 50,000 HP, to supply a new mechanical pulp mill at Masson, as well as a slashing plant at Poupore, 10 miles (15 km) north of Buckingham. This new complex replaced, with greater effectiveness, the old plants in Buckingham, and centralized all the paper making operations at Masson.
Negotiations in 1964 led to the purchase of the Singer Company in Thurso. This Company produced 300 tons per day of Kraft pulp from bleached hardwood, and also operated a furniture factory, a hardwood sawmill and a 57-mile (90 km) railway. It also had extensive landholding and timber concessions from the government covering some 675 square miles (more than 1,000 square km).
The year 1926 had marked, for Singer, the startup of the sawmill, to which would be added, in 1940, a plant to manufacture veneer for airplane propellers and sewing machine cabinets. In 1956, the Singer company built a Kraft Pulp Mill in Thurso. In 1960 they began to produce a variety of furniture, followed, in 1962, by doweloc, a hardwood flooring for railway cars.
In the late 1960s and early 1970s, Maclaren purchased four small sawmills:
Quebec Hardwood Ltd in " Deux-Rivières ", Buckingham Lumber Company
in Buckingham, Canadian Hardwood Ltd. in Casselman and Scierie Allaire
in Notre-Dame du Laus. In 1974 it acquired 50% of the assets of Sogefor
Limitée, a particle board plant located at Lac-des-Iles. In 1982,
it purchased the other 50 % of the assets from SGF (Société
Générale de Financement). In 1983, it also purchased the
mill and hardwood & veneer plant in Maniwaki.
Integration with Noranda
The year 1980 marked a major turning point : the Maclaren Company became a wholly owned subsidiary of Noranda. Proud of this association, Maclaren maintains its tradition of success and choses the approporiate time for diversification and modernisation.
In 1981 the sulfite mill of the newsprint division in Masson was the focus of a major modernization project costing nearly $30 million. The project increased the rate of return on the fibber used from 50% to 85%, creating a very high yield system.
In 1983, the Kraft pulp mill in Thurso was the focus of a project of $61 million. The primary objective of this project was to maintain the current level of production while meeting environmental standards.
In 1985, the Masson mill purchased a new twinwire newsprint machine with a net width of 330 inches (840 cm) manufactured by Beloit. This project, which represented an investment of $141 million, saw the replacement of two machines dating from the 1930s. In addition, the new machine had the potential to increase production, as a result of modifications to the papermaking processes. The sheet produced by the new machine not only enabled the mill to survive, but assured Maclaren of an extremely competitive position in the newsprint markets.
The year 1988 marked the realisation of many projects for the company. To begin with, an investment of $175 million at the Kraft Pulp Mill in Thurso permitting a production increase from 360 tons a day to 580 tons.
Maclaren also invested $7 million for the installation, in Masson, of a clarifier and a slurry thickening and handling system. The purpose of the project was to reduce the loss of suspended matter and conform to government standards.
Also in 1988, the modification project at the Masson mill, at a cost of $27 million, was designed to increase the production capacity (from 180,000 to 209,000 tons per year) of the newsprint division. In the nineties, one can easily see that Maclaren has chosen to invest massively in environmental initiatives. In 1993, in the newsprint mill, Maclaren began to use recycled paper. At present, Maclaren uses an average of 15 to 23% recycled newsprint in the Masson mill.
In 1994, Maclaren announced an investment of $70 million dollars for the construction of secondary treatment units at both its Kraft Pulp mill in Thurso and Newsprint mill in Masson.
An important chapter in Maclaren's history closed in 1994 with the end of wood-cutting operations, floating on the Lièvre River and debarking in Poupore. At a modicfication cost of $4 million, wood is now purchased from independent suppliers, debarked and stored at the mill in Masson.
In 1994, Maclaren also undertook a major $44-million modernization of its wood yard at the Thurso pulp mill. New installations will enable operators to better control wood species mix, resulting in a superior-quality pulp.
And a final note... In its continuing effort to reduce the impact of
its operations on the environment, Maclaren entered into an agreement with
Les
Composts Québec Outaouais to have all sludge from the newsprint
mill in Masson (100 tons a day) recycled into compost.
THE MACLAREN COMPANY
The mechanical pulp was carried from Buckingham to the Masson plant via a pipeline located in a north-south axis between Georges Street and the river. The 4-foot logs used to make chemical pulp were floated down a log slide from Buckingham to Masson. Both systems spanned a distance of three miles.
Investment of $44 million for the modernization of the wood yard at the Kraft pulp mill in Thurso resulting in a pulp of superior quality.
The Normick-Perron group, until now under the Maclaren umbrella, will
come under the authority of Norbord, another division of Noranda Forest.
A word from James Maclaren
Buckingham, June 15th
1995
- Oh dear Lord! Marclaren, yes.
- I’m uh, James Maclaren. Ils been quite a long walk from the Wakefield Cemetary, I can tell you! (Erreur au niveau du discours. Devrait dire Buckingham Cemetary).
- Yes! Its a grand name Maclaren. And a grand company, as I saw coming down here to meet you all.
- In the beginning, in 1864, when I bought Baxter Bowman’s sawmill in Buckingham, I had a dream. For myself, for my family and for all the people in and around this valley. I could see the trees, and the forest, and the river. Men in lumber camps, on rafts, on log drives. Men using saws, hammers and nails. To build something that would stand for generations to come.
- Believe me! This valley was as close as you comme to paradise on earth. It still is! Finer river never was! A place to build a home. To build a mill. To build mighty dams. To build, a futur!
- Oh, I did what I could in my time, and left the rest to my kin and to all those who followed in my footsteps. Up and down the Lièvre and to new valleys, to cities and towns. To meet challenges the likes of which I, could never have imagined.
- Uh! J’aimerais maintenant dire quelques mots en français. Mais, vous excusez moi, accent Écossais. Uh, dans mon temps, on ne connaissions pas l’immersion totale à moins de tomber un (d’un) billot en descendant la Lièvre. Mais j’ai appris pas mal de français en haut (pointant vers le ciel), hein, hein! En jetant un coup d’oeil sur mon domaine, il y a encore des mots que j’ai de la mi de la misère à comprendre comme, swing la bacaise dans le fond de la boîte à bois.
- Mais, avec les années, en observant que ce, ce que (qui) ce passe chez Maclaren, j’ai appris et j’ai compris bien de mots nouveaux. Pâté (pâte), papier journal, centrale, énergie, environnement, santé, sécurité, recyclage, recyclage? Et j’en ai entendu que je connais déjà. Qualité, amélioration et fierté. Ce sont de biens beaux mots. Ils vont comme un gant aux gens de ressource que j’ai vu ici autour de moi, à Masson, à Thurso, à Buckingham et partout le longue (long) de la Lièvre, qui a toujours été pour moi la plus belle de nos rivières.
- Je devrais m’en aller tantôt, mais avant de partir laissez-moi vous dire que j’ai retrouvé ici, aujourd’hui, dans ses fêtes de nos cent ans, l’esprit de pionniers que j’ai connu autrefois.
- Des bâtisseurs
vous en été (êtes) tous! Maclaren! Mon nom, le nom
de ma famille et (est) entre bons (bonnes) mains. Merci and thank you!
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